Image de couverture (Faire les sucres)

L’argent ne fait pas le bonheur, paraît-il, mais ne donne-t-il pas l’occasion de s’arrêter, de «penser à soi» ? Comment ne pas voir l’absurdité de cette affirmation, «penser à soi», comme si ce n’était pas ce que nous faisons déjà la majorité du temps?

Dans ce roman choral sur la dislocation progressive d’un couple, Fanny Britt creuse sans merci la question de nos privilèges. On y rencontre Adam et Marion, dont la vie auréolée de succès sera mêlée à celle de Celia, qui a compris quelque chose du monde qu’ils ne savent pas encore.

Faire les sucres parcourt d’un pas vif le Montréal prospère des foodies et des artistes du divertissement, visite une fabrique de bonbons salés sur l’île de Martha’s Vineyard au Massachusetts, assiste aux répétitions d’une chorale anglophone, et écoute monter l’eau dans les arbres d’une érablière de la région d’Oka. Avec son étonnant talent pour orchestrer les conduites de ses personnages et révéler leurs pensées les plus secrètes, Fanny Britt, cinglante et tendre, montre comment nos vies sont liées à celles des autres, ceux qu’on aime comme ceux qu’on exploite.